smala

♦ Clou d'arpenteur

Au Havre, présentation du prototype d'un nouveau support d'installation des QR code à Pau

JEUDI 2 AVRIL 2009 À 18:00 AU SPOT Le SPOT, centre d’art contemporain 32, rue Jules-Lecesne 76600 Le Havre

Lire la suite

♦ Être Algérien à Pau ça veut dire... pour Nasser


Entretien avec Nasser


Etre algérien à Pau, qu'est ce que c'est ?

Pour Nasser, vivre un triple exil. C'est à dire, ne pas être en Algérie, ne pas être non plus à Paris, où la communauté Algérienne et Kabyle est représentée, et enfin se sentir isolé dans un tissus culturel local. Pour lui, toujours, ça veut dire chanter en trois langues : Arabe, Tamazight et Français, le tribu de guerre dont parle Kateb Yacine.

«quand je suis arrivé à Pau, j'étais tellement déprimé que j'entretenais un rapport fusionnel à l'Emir. J'allais au chateau, je pensais à son incarcération...»

le film qui suit fut donc tourné dans la salle du chateau où Abd el Kader vécu la deuxième partie de sa captivité.



♦ Smala / Ville / Mobile

Du 23 avril au 16 mai 2008 à la Centrifugeuse (maison de l'étudiant, Pau)



LE 6 MAI à partir de 19h, Maison de L’étudiant, Présentation publique du travail, découverte des contenus liés au QR-Codes par Stany Cambot.

« Il faut que je te parle de quelque chose. Tu sais qu'il y a un moyen de relier l'espace physique à l'espace numérique. C'est-à-dire, une rue, une place, une gouttière, un objet à un texte, un son, une image ou une vidéo... [une sorte de ville hypertexte] avec comme interface un simple téléphone portable » Clovis Darrigan. Enseignant chercheur uppa .

Ce moyen, c'est le QR code. Comme un nouveau calque posé sur la ville du cadastre ! Stany Cambot propose donc, en collaboration avec Clovis Darrigan, une exposition/maquette. Ce dispositif d'intervention dans l'espace public visera à réintégrer dans la ville de Pau le travail réalisé depuis 2006 autour de la Smala et de la présence de son architecte, l'émir Abd el Kader. A savoir les dizaines d'entretiens réalisés avec la population qu'ils soient vidéos, audios, dactilographiés, les cartographies réalisées avec les étudiants, la bibliothèque numérique, les lieux d'Abdelkader... ici les QR-codes sont le moyen de relier le témoignage (vidéo, audio etc. ) des personnes participantes dans son intégralité à l'espace physique avec lequel il résonne.

Outre le plan interactif d'installation des QR codes dans la ville, des documents didactiques sur cette nouvelle technologie, un atelier gratuit de configuration de vos téléphones portables sera mis en place pendant la durée de l'exposition. Pensez à apporter vos téléphones* mobiles ainsi que les câbles nécessaires à leur raccordement à un ordinateur. (*si votre téléphone est équipé d'un appareil photo)

RAPPEL: Echelle Inconnue travaille sur la SMALA, ville mobile de l’Emir Abd El Kader.

De cette ville mobile, il ne reste rien ou presque : un plan, deux tableaux et quelques textes. Comment dès lors interroger cette ville ?
Qu'a t'elle à nous apprendre ? Abd El Kader son fondateur fut emprisonné à Pau le 29 avril 1848. A Pau Echelle Inconnue donne la parole aux étudiants de L’UPPA, aux étudiants de l’ESAC, aux Algériens et Algériennes, aux enseignants chercheurs et à ceux qui le souhaitent pour faire parler La Smala. Ce travail débute en 2005 et voudrait se clôturer à Pau en 2008. Ont collaboré à ce projet : les étudiants et enseignants de l'UPPA et de l'ESAC, les Algériens de Pau ainsi que les homonymes de l'émir.

Le projet (en construction) : projet smala
LE QR CODE sur Libération : Des codes barrés vers l'ailleurs

La Centrifugeuse
Maison de l'étudiant
Université de Pau et des Pays de l'Adour
05 59 40 72 93

Atelier de configuration mobile

Smala / Ville / Mobile

Qr-codes

Etudiants de l'ESAC dans l'exposition

♦ Acte II scène 7, ou l'émergence d'une ville invisible

Dans le cadre du cycle : les urbanismes combattants ou Politique/polis

smala






Mardi 11 décembre 2007 à 19h.
Echelle Inconnue présente



Smala acte II scène 7
ou l'émergence d'une ville invisible.




Une exposition de Stany Cambot à la Centrifugeuse
(maison de l'étudiant, Université de Pau et des Pays de l'Adour)
du 11 au 20 décembre 2007.



QR code




« Il faut que je te parle de quelque chose. Je vois ça et... Tu sais qu'il y a un moyen de relier l'espace physique à l'espace numérique. C'est-à-dire, une rue, une place, une gouttière, un objet à un texte, un son, une image ou une vidéo...[une sorte de ville hypertexte] avec comme interface un simple téléphone portable »
Clovis Darrigan.

Ce moyen, c'est le QR code. Comme un nouveau calque posé sur la ville du cadastre ! Ainsi en décembre 2007, Stany Cambot propose, en collaboration avec Clovis Darrigan, enseignant chercheur en chimie et responsable de la culture scientifique et technique à l'UPPA (Université de Pau et des Pays de l'Adour), une exposition/maquette. Ce dispositif d'intervention dans l'espace public visera à réintégrer dans la ville de Pau le travail réalisé depuis 2006 autour de la Smala et de la présence de son architecte, l'émir Abd el Kader. Outre le plan interactif d'installation des QR codes dans la ville, des documents didactiques sur cette nouvelle technologie, un atelier gratuit de configuration de vos téléphones portables sera mis en place pendant la durée de l'exposition.

Pensez à apporter vos téléphones* mobiles ainsi que les câbles nécessaires à leur raccordement à un ordinateur. (* si votre téléphone est équipé d'un appareil photo)


Ont collaboré à ce projet : les étudiants de l'UPPA et de l'ESAC, les Algériens de Pau ainsi que les homonymes de l'émir.





Exposition réalisée par Pierre Commenge, Vanessa Caque, Thierry Hausseguy...


Ce projet à reçu le soutien de : l'ACSE Aquitaine, la Centrifugeuse, la Communauté d'Agglomération Pau Pyrénées, l'Ecole Supérieure des Arts et de la Communication, le Pôle Culturel Intercommunal des Anciens Abattoirs, la Ville de Pau, l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.



Site d'Echelle Inconnue : http://www.echelleinconnue.net

♦ De la manifestation considérée comme un des Beaux-Arts

Dans le cadre du cycle : les urbanismes combattants ou Politique/polis.


De la Manifestation considérée comme un des Beaux-Arts.

Ou acte II scène 1, la smala entendue comme une manifestation devenue ville

 

Présentation d'un travail réalisé avec les étudiants grévistes de l'Université Populaire Paloise Autogérée.

 

En 2006, poursuivant un travail d'interrogation de Smala, capitale mobile de l'Algérie précoloniale, sur les pas de son architecte, Abd el Kader, Stany Cambot s'installe à l'université de Pau et des Pays de l'Adour. Il trouve l'université occupée par les étudiants en grève contre le projet de loi CPE. C'est dans l'occupation, avec ses étudiants eux-mêmes qu'il travaillera autour d'un texte de Kateb Yacine à une possible actualité de la Smala soit, la Smala comme une manifestation devenue ville.

De ce travail, 13 cartes, plans de manifestation ou re-présentations possibles de la Smala par les grévistes, des tentatives de dialogue épistolaire avec les Renseignements Généraux pour les faire exister, une bibliothèque numérique, des tracts...

Exposition réalisée par Stany Cambot, Stéphanie Fernandez Recàtalà & Pierre Commenge

Jeudi 22 novembre 2007 à partir de 18 heures,
dans les locaux d'Echelle Inconnue,

18 rue Sainte Croix des Pelletiers,
76000 ROUEN





L'action se déroule dans l’Algérie des années cinquante pendant les manifestations de Sétif


« Fallait pas partir. (...) fallait rester au collège, comme disait le chef de district.
(...)
Mais les Européens s'étaient groupés.
Ils avaient déplacé les lits.
Ils se montraient les armes de leurs papas.
Y avait plus ni principal ni pions.
L'odeur des cuisines n'arrivait plus. Le cuisinier s'était enfui. Ils avaient peur de nous.
Les manifestants s'étaient volatilisés.
Je suis passé à l'étude. J'ai pris des tracts.
J'ai caché la Vie d'Abdelkader.
J'ai ressenti la force des idées.
J'ai trouvé l'Algérie irascible. Sa respiration...
La respiration de l'Algérie suffisait.
Suffisait à chasser les mouches.
Puis l'Algérie elle-même est devenue...
Devenue traîtreusement une mouche.
Mais les fourmis, les fourmis rouges.
Les fourmis rouges venaient à la rescousse.
Je suis parti avec les tracts.
Je les ai enterrés dans la rivière.
J'ai tracé sur le sable un plan...
Un plan de manifestation future.
Qu'on me donne cette rivière, et je me battrai.
Je me battrai avec du sable et de l'eau.
De l'eau fraîche, du sable chaud. Je me battrai.
...

Kateb Yacine

♦ QR-code? Clovis Darrigan répond





Sur wikipedia, des informations techniques sur le QR-code

♦ Clovis Darrigan

Clovis est enseignant chercheur en chimie. Il est aussi membre très actif d'une asssociation qui s'occupe de vulgarisation scientifique ( http://scienceamusante.net ). Il est encore, depuis cette année, responsable de la culture scientifique et technique à l'UPPA. Nous nous sommes rencontrés l'année dernière lors de la première partie du projet Smala. Sachant l'importance de la géométrie dans l'élaboration du plan de la Smala, je lui demandai d'observer les plans et schémas qui leur servirent de base. Avec une aisance analogique étonnante, en un quart d'heure, pianotant de temps à autre sur Internet, feuilletant l'ensemble des documents graphiques en notre possession, il tissait des liens de formes à formes, superposait au plan celui de l'accélérateur de particules, à la vue aérienne, des structures en nids d'abeille, des bulles de savon, montrait des schémas alchimiques, nous rappelant l'évidence (Al Quimia). Ainsi, avec lui, nous relisions le plan en terme de cellules dissipatives, d'entropie, d'optimisation, d'auto organisation, de distances urbaines, de modèle de Rutherford, de cycle de Krebs... J'apprenais que mon travail était, depuis son commencement, une recherche itérative. De tout ceci, nous avons réalisé, dans la scénographie de l'exposition qui s'est tenue à Berlioz jusqu'au 20 mai, une "démonstration" vidéo, prochainement en ligne ici.

Il y a des rencontres parfois, qui organisent, structurent le travail. Celle-ci en fait partie et encore plus depuis que Clovis, visitant l'exposition, a découvert le travail réalisé avec les étudiants de l'ESAC (Ecole Supérieure des Arts et de la Communication) autour du livre et la ville. Il avance vers moi, à la main, le plan d'intervention (ou d'inscription des textes dans la ville) réalisé avec les étudiants.

" Il faut que je te parle de quelque chose. je vois ça et... Tu sais qu'il y a un moyen de relier l'espace physique à l'espace numérique. C'est-à-dire, une rue, une place, une goutière, un objet à un texte, un son, une image une vidéo..." Un rêve pour moi, une sorte de ville hypertexte avec comme interface un simple téléphone portable : QR code !

Comme un nouveau calque posé sur la ville du cadastre !

C'est donc en collaboration que se poursuivra ce travail...

♦ encore en retard

Vite, vite finir les textes, retranscriptions des entretiens biographiques avec les Abdelkader[s], pour pouvoir leur rendre, pour qu'ils les corrigent, pour discuter autour et voir comment aller plus loin. Et peut-être, réaliser la vidéo d'un entretien (quoi que). La question tourne, qu'est-ce que cela donnerait de plus ? Certes, quelque chose comme la parole incarnée et puis les voir ces Abdelkader[s] ! Tous différents du portrait officiel (quoi que). Alors ce serait en plus de la question biographique, la question du peintre, du portrait.

« Je ne sais pas si c'est du fait du nom Abd (serviteur) Kader (pouvoir) » faisait remarquer Abdelkader LHASSANI « bien que je connaisse quelques Abdelkade[s] pas très glorieux, mais avec un nom comme ça, on est obligé de faire quelque chose de sa vie ». Est-ce le fait du nom en effet, si nous n'avons rencontré que des Abdelkader calmes, posés, intéressants, parfois drôles à en pleurer ? Bref, aujourd'hui, quelque chose comme une ligne se dessine entre des individus qui pour la plupart ne se connaissent pas. C'est toujours comme ça dans le travail, pas ce que Pessoa appelait de ses voeux : la moyenne, le plus petit dénominateur commun mais plutôt l'invention inédite de quelque chose de commun. L'invention oui, puisque comme pour tout geste poétique ou politique, il s'agit là d'inventer le réel plus que de s'en contenter. Non pas un mensonge mais une tentative d'organiser le monde.

Les entretiens avec les Abdelkader[s] dessinent aussi des cartes :
-- la carte de France des enfants qui vivent à Lyon, Toulouse, Tarbes, Besançon...
-- celle des chantiers de routes et d'autoroutes en France, des missions au Zaïre ou en Angola
-- celle des terrains de rugby, celle des combats pour que « les jeunes qui ont la tête dans le sac trouvent eux-mêmes les moyens de lutter pour s'en sortir »
-- celle faite des plâtres et des plâtres sculptés d'un immeuble de bureaux ou d'une cave réhabilités en mosquée, d'une église classée restaurée, en passant par le plafond de son propre salon.
-- celle qui mène du CREPS à Oran, à des équipes de football professionnelle dans le Nord de la France, à la formation de jeunes footballeurs au pied des Pyrénées.


♦ nouveau rendez-vous

15 h 00 nouveau rendez-vous pour tenter de répondre à la question qu'est-ce qu'être Algérien à Pau.
Jours fériés, pas de bus, nous allons chercher notre interlocuteur à Ousse des bois, puis, retour à la fac pour notre premier entretien. On discute, on prend des notes, on convient d'un rendez-vous pour filmer l'entretien mais là, c'est moins sûr, la peur. Pas la peur naturelle de la caméra, ni celle de l'usage que nous pourrions faire des images, mais celle plus sourde, plus dure, de ceux qui pourraient les regarder, de ce que l'on dit ici dans l'intimité d'un bureau et de ce qui peut être dit publiquement. Être Algérien ici, à Pau, c'est aussi, et ce n'est pas la première fois que nous le constatons, avoir peur. Peur du gouvernement algérien, de son administration, de sa sécurité militaire, mais aussi du gouvernement français, des tracasseries administratives qu'il pourrait causer... Être algérien ici et en France en général, c'est souvent décrit comme vivre sur un pont au-dessus de la Méditerranée, comme être porteur de la double culture, mais c'est parfois, et peut-être toujours un peu aussi, l'angoisse, le sentiment d'être pris entre les deux fers d'un étau : le gouvernement français, le gouvernement algérien.

♦ Abdelkader, combattant natif d'Ousse des Bois

Abdelkader est venu nous rencontrer au coeur de l'exposition Smala. Dans la grange de la M.J.C. Berlioz, il nous parle de son combat quotidien...

♦ Le projet Smala à Pau comme une leçon.

Leçon 1 : Comment parle-t-on aux professeurs d'université ? (Nous en reparlerons plus tard)

Leçon 2 : comment parle-t-on à des journalistes ? (Exemple)

Nous avons rendez-vous entre 16 h 30 et 17 heures. Il arrive à 17 h 40.

- « Bonjour, Radio France. J'ai très peu de temps. C'est ça l'expo ? »
- « Oui je vais vous raconter... »
- « J'ai très peu de temps. »
Il marche, tourne dans l'espace.
- « Continuez, continuez, je vous écoute. »
J'entame. Il tourne, s'en va, revient au moment où je tente d'expliquer le travail réalisé l'année dernière avec les étudiants grévistes de l'Université de Pau et des pays de l'Adour.
- « Si je peux me permettre, le CPE ça n'a pas grand chose avoir avec Abd el kader. »
J'essaie de nouveau de lui raconter le texte de Kateb Yacine, son allusion faite à la Smala, la tentative de faire dialoguer un gréviste algérien des années 40 avec des grévistes français en 2007...
- « Je vais enregistrer. Il faut que ce soit très court. Moins d'une minute. C'est les collègues qui m'ont envoyé puisque j'ai déjà fait des choses sur Abd el kader. Je connais bien. C'était un grand ami de la France. En Algérie, c'est impossible de dire qu'il était franc-maçon. »


Je lui réponds qu'en France, il est parfois difficile de dire qu'il était jihadiste...
- « Ah oui, mais le jihad d'avant c'est pas comme celui d'aujourd'hui !... Ah oui, donc, votre sujet c'est la Smala. Il y a une grande toile qui s'appelle comme ça, je l'ai déjà vue. Elle est magnifique. Elle s'appelle... Elle s'appelle... »
- « La prise de la Smala d'Abdelkader par le duc d'Aumale. »
- « Oui, elle est magnifique ! J'adore l'orientalisme. »
- « C'est surtout une oeuvre de propagande.»
- « Vous pouvez pas dire ça... »
- « Oui, avec une petite touche d'antisémitisme, on peut voir au premier plan le marchand juif s'enfuir avec ses richesses laissant derrière lui un enfant piétiné par des boeufs.»
- « Ah bon ? Je ne l'avais pas vu. Moi, je suis né en Algérie... Au départ, la colonisation c'est comme une utopie. Ce sont les Saint-Simoniens qui la font. Ils rêvent d'une société idéale. Alors quand on dit que la colonisation C'est que négatif... »


Je reste interdit.


On enregistre. Il repart.
- « C'est intéressant ce que vous dites sur la ville et la guerre, mais je suis pas du tout d'accord avec vous. »
Il franchit la porte : « Sinon, vous travaillez, à côté de ça ? »
Je lui réponds que c'est ma seule activité.
- « Vous avez d'autres projets ? »
Je lui parle du projet DESRIVES...
- « Ah oui d'accord, vous êtes des rêveurs. Je pars, je suis très en retard. »
Il n'est pas encore 18 heures.

♦ Qui fleurit les tombes des deux enfants d'Abd el Kader ?

Nous nous sommes rencontrés à l'ouverture de l'exposition à Berlioz. C'est là qu'il m'a appris qu'il était l'un de ceux qui fleurissaient les tombes des deux enfants. Nous reprenons rendez-vous. Je le retrouve dans son bureau, à la Mairie. Il propose de sortir discuter devant un café. Il parle, je prends des notes.

Oui, lui et une amie vont, depuis 30 ans, fleurir les tombes des deux enfants d'Abd el Kader morts à Pau. Il y a quelques tombes comme ça. Il parle de son intérêt pour le personnage de l'émir. - « Attend, tu vas tout comprendre. Petit, j'avais dans ma chambre un dessin de l'émir réalisé par mon grand-père. ». Il parle aussi des autres tombes et des personnages qui ont traversé l'histoire locale et qui le fascinent. Il parle également des légendes entourant le personnage de l'émir et qui, pour l'enfant qu'il était, rendait la présence de cet homme tangible. Il parle de cet observatoire, à l'angle de la place Royale et du boulevard des Pyrénées. Il aurait été construit sur les deniers d'Abd el Kader pour qu'il puisse se retirer et méditer face à l'Algérie. Il parle de la fontaine aussi, celle du Hédas, où Abd el Kader aurait abreuvé ses chevaux. Légendes oui, il le confirme. L'observatoire a été construit après le départ d'Abd el Kader. Quant à la fontaine comment imaginer que celui qui disait « Je suis en deuil de ma liberté et un Arabe en deuil ne sort pas de sa tente » soit sorti de sa cellule.

Deux expressos serrés plus tard nous prenons congé. Je referme mon cahier et le remercie. Il regarde le cahier fermé, sourit. - « Evidemment, j'ai toujours fleuri ces tombes de manière anonyme. J'entends que cela le reste. C'était donc une conversation amicale... »

♦ Exposition rencontre à Pau

Du 4 au 20 mai, à la MJC Berlioz (84 avenue de Buros, Pau), exposition rencontre «Smala» :
Les premières étapes du projet : travail avec les étudiants de l'UPPA sur le texte de Kateb Yacine, avec les étudiants de l'ESAC, bibliothèque de la Smala, travail avec les algériens de France, Abd El Kader par Abd El Kader.

Et les questions posées aujourd'hui par ce travail :

- être Algérien aujourd'hui à Pau, ça veut dire quoi ?
- quelle est la forme urbaine de l'exode ?

Berlioz

Berlioz

Berlioz

Berlioz

Berlioz

Berlioz

♦ Installation à Berlioz

Mise en place de l'exposition-rencontre à la MJC Berlioz.

Berlioz, installation

Berlioz, installation

Berlioz, installation

♦ ELECTIONS PRESIDENTIELLES

REPONDS A LA QUESTION "QUI T'A LIBERE" ET TON BULLETIN SERA ECRIT.

A chaque fois, la présence d'Abd el Kader dans une ville semble interroger notre actualité.

Le 16 octobre 1852, Louis Napoléon Bonaparte vient en personne à Amboise annoncer à Abd el Kader et à sa suite la fin de leur captivité. Voulant le remercier, ceux-ci demandent à participer aux premières élections présidentielles de l’Histoire de France afin de voter pour lui. Le droit de vote leur sera accordé et les hommes de la suite d’Abd el Kader prendront le chemin de l’isoloir. Il y a cent cinquante ans donc, plusieurs dizaines d’étrangers participaient à l’élection du premier Président de la République de notre Histoire.

Par ce geste, peut-être nous enseignent-ils ceci : le bulletin de vote est un petit cadeau fait à celui qui vous libère.

Affiches 200 ex collées dans la ville le 21 04 07



Smala / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne
Pau du 9 mars au 15 juin 2007
stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


propulsé par DotClear